dimanche 8 janvier 2012

Le après?

Paysage après la pluie
de Jacques Muller
Que reste-t-il de nous, de notre personne, après notre mort? Le souvenir que nous avons laissé aux personnes proches, nos déchets, nos avoirs, nos biens, pour certains, leurs mémoires, leurs écrits. Pour d'autres, rien! À moins d'avoir été célèbre, les souvenirs qu'on laisse sont éphémères.

Je repensais à une copine d'enfance qui vient de décéder (d'une drôle de maladie). Quel souvenir a-t-elle laissé à ses proches? Selon les gens présents au salon funéraire, elle n'a laissé que de la misère! Une fille disparue, probablement internée, des parents absents au salon, un conjoint absent aux funérailles, des frères mal à l'aise!

Quand je repense à plusieurs autres personnes que j'ai côtoyé qui sont décédées, il ne reste que ma mémoire pour me rappeler d'eux et lorsque ma mémoire s'effacera ces gens s'effaceront à leur tour.

Je savais que de parler de la mort serait difficile. On est bien mieux vivant mais imaginez deux secondes que PAF!?! plus rien. Un accident, un arrêt cardiaque! Que restera-t-il de vous? Vos effets personnels, vos livres, que vos proches distribueront. Vos biens qu'ils se sépareront entre eux. Et vos écrits, vos mémoires, qu'ils conserveront? 

Je ne voulais surtout pas faire un texte négatif, je veux me (nous) sensibiliser au fait qu'il vaut mieux vivre que faire partir des souvenirs des gens. Et vivre en laissant que de belles choses autour de nous.


dimanche 25 décembre 2011

Le matin de Noël

Image provenant du site: "photosmax.com"

Comme c'est beau le matin de Noël! Y'a comme un esprit de sérénité qui m'enveloppe. Aucun stress, que de la lumière. Faudrait que ce soit le matin de Noël tous les dimanches.

Je voudrais croire que tous les peuples vivent la même ambiance ce matin. Faudrait abolir "le printemps arabe", les guerres, les injustices, les prisonniers politiques. Plus de misère, plus de pauvreté que de l'amour et de la tendresse... je rêve... et si c'était ça la plénitude: être capable de rêver encore et toujours.

Comme cadeau de Noël, je vous offre le pouvoir de rêver, le pouvoir de vous éveiller encore. Et je m'offre cette loi: "tous les dimanches seront des matins de Noël".


samedi 17 décembre 2011

La mort c'est la vie

Image provenant de centerblog.net
Je savais qu'écrire sur la mort serait difficile, mais je considère la mort comme faisant partie de l'art de vieillir ainsi que de l'art de vivre!
Pierre Morency affirme: "Pourquoi se torturer l'esprit à angoisser et à avoir peur de ce qui va arriver puisque c'est inévitable et irréversible".

Comme lui, j'essaie (et je réussie quelque fois) à lâcher prise sur la mort pour mieux vivre ma vie. Ne plus avoir peur de mourir, ne plus angoisser de vivre puisque: ÇA DONNE RIEN. Enfin je crois que l'angoisse et la peur donnent que du négatif.  À mon avis, pour ne plus avoir peur de la mort il faut en parler, il faut le démystifier. De de toute façon nous allons tous mourir, c'est inévitable.

Vivons comme si nous allions mourir. Et même j'ajouterais: peu importe qu'il y est quelque chose après, le ciel, la réincarnation, ou rien. On est sur la terre présentement et pour un si court lap de temps, profitons-en. Faites de votre expérience sur la terre votre paradis et temps mieux s'il y a un paradis en haut, ça vous fera deux paradis: un sur terre et un au ciel.

dimanche 4 décembre 2011

Faire des choix et être bien avec!

Affiche de la pièce de théâtre:
 "On va tous mourir".
J'ajouterais:
 "Peut-on choisir comment?"
Selon les sages d'une copine, "bien vieillir" serait: faire des choix et être bien avec. Pourquoi attendre la vieillesse pour être bien avec nos choix? Probablement parce que plus jeune nous avons trop de responsabilité et nos choix pourraient se répercuter sur trop de monde autour de nous!?!  Je ne sais pas. 

Faire des choix et être bien avec: c'est aussi faire le choix de vivre et donc de se garder en santé, actif et curieux; mais c'est aussi faire des choix sur sa mort et pas juste sur le après sa mort mais le avant et le pendant!

Choisir de mourir de la façon que nous le désirons est l'ULTIME choix que nous devrions avoir.  Cette question est aussi primordiale que de choisir comment nous allons vivre. Nous choisissons notre style de vie, nos valeurs, de se tenir en forme, de voyager plutôt que d'amasser des biens ou l'inverse, de fumer ou de ne pas. Alors pourquoi nous ne pouvons pas choisir notre mort. Pourquoi sommes-nous obligés de nous suicider (si nous en avons encore les moyens physiques et morales) plutôt que de commander une assistance en cas de besoin? Quand l'heure est venue, quand on se sent prêts?

Je ne parle pas de la Commission sur la question de mourir dans la dignité puisqu'à mon avis, ce n'est pas une question politique qui doit passer devant les tribunaux, c'est une question de respect de la personne, de sa personne, tout comme le droit à l'avortement, le droit de se lever le matin ou de rester coucher!

dimanche 20 novembre 2011

le cocooning

Magnifique affiche du
Salon du livre de Montréal, 2011
Mon titre aurait pu être: l'achat en ligne ou magasiner sans se déplacer. Je suis tombée dans cette tendance y'a plus de 20 ans en commençant par les transactions bancaires. Pour moi l'art de vieillir passe, de plus en plus, par l'utilisation d'Internet pour les achats de cadeaux à expédier au bout du monde, pour des livres introuvables chez nos libraires, pour le meuble, chez Ikea, qui est « backorder » au magasin mais toujours disponible sur le web et livré à domicile! J'adore magasiner en ligne, plus de trafic, plus de foule dans les magasins, surtout durant la période des fêtes, même le foie gras peut être commandé en ligne! T'as l'article introuvable en 3 jours de livraison.

D'ailleurs, j'ai décidé, cette année, je n'irai pas au salon du livre! Je sais que je manque la jouissance de l'ambiance. Juste d'y être m'en ivre. Mais trouver sur internet le titre, l'auteur, les nouveautés, les formats poche, au bout des doigts, et de plus en plus en format électronique, maintenant, me suffit. L'achat de livres, en ligne, me procure la même sensation, ou presque, que d'aller au salon du livre, avec le 140 km en moins, le stationnement au centre-ville, l'entrée à $8.00, la foule, la chaleur, les paquets à transporter. Mon seul regret c'est de ne pas voir mes amis auteurs, André et Denis. Je leur fait la bise par ce blog et prendrai un verre de vin, non virtuel, en leur compagnie, sans la cohue...
Est-ce que c'est ça bien vieillir: faire des choix et être bien avec?

samedi 12 novembre 2011

L'argent

J'aimerais dire "j'haïs l'argent!" J'aimerais être indépendante vis à vis l'argent. Mais je dois m'avouer que j'aime l'argent. On dirait que je suis rendue là ou je suis incapable de m'en passer, incapable de penser vais-je avoir assez de sous pour l'épicerie...
Avoir de l'argent permet d'être plus économe, je sais c'est paradoxale, n'est-ce pas! Quand tu en manques tu ne peux pas réfléchir aux achats que tu feras. T'as les sous, tu achètes. Même que tu te dépêches à acheter pour ne pas en manquer, tu reçois ton salaire, tu cours à l'épicerie, à la pharmacie, acheter les bottes d'hiver pour les jeunes...parce que t'as été longtemps à te priver ou priver ta famille (bien sûr sans que cela paraisse). Mais quand tu en as un peu plus...tu deviens moins pressé, tu magazines plus, tu as le temps de regarder les prix et surtout te demander: est-ce que j'ai vraiment besoin de l'article convoité?
Alors j'aimerais dire "j'haïs l'argent" mais non "j'aime l'argent". J'aime ne plus me priver, ne plus compter, ne plus attendre un bien essentiel. Et d'un autre côté, j'aime l'argent parce qu'elle me permet d'être autonome, généreuse, économe, consciente de la pauvreté et du gaspillage des produits de consommation et ainsi du pouvoir de consommer intelligemment. C'est très paradoxal ma réflexion et dans le même paradoxe je n'aime pas parler d'argent!...

dimanche 6 novembre 2011

L'indifférence

Image provenant du site:
mindlaunch.net
C'est pire que la haine! Avec la haine s'en suit des émotions, des malaises, des colères. Avec l'indifférence, il n'y a plus rien, plus de sentiments, plus de haine, plus d'amour, plus rien. C'est bête et plate! Et c'est sûrement une très belle façon de me protéger contre le comportement de gens qui nous affligent.


Attention! Je ne parle pas d'indifférence comme en parle Stéphane Laporte dans son excellent article sur CyberPresse, "De faim et d'indifférence":http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/famine-dans-la-corne-de-lafrique/201107/30/01-4422267-de-faim-et-dindifference.php.


Je parle d'indifférence au niveau de MES relations interpersonnelles. Sans psychanalyser, ce comportement est toujours à l'origine d'une très grande déception. Je ne souhaite à personne de mon entourage de créer ce comportement d'indifférence de ma part. Bien sûr, je suis diplomate, j'ai été bien élevé: "Nice to meet you", mais c'est tout. Dommage pour moi et pour les autres.
 

Ça prend du temps, c'est pas évident, c'est difficile, mais c'est la seule façon que j'ai trouvé pour me protéger et après ... c'est comme une libération.